DPE du quartier Cœur de Ville à Saint-Gaudens : bâti ancien et étiquettes

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Cœur de Ville, l’analyse de 1 179 DPE décrit un quartier principalement composé d’appartements, où le bâti ancien occupe une place importante. La part de logements classés F ou G atteint 14,8 %, contre 11,3 % dans l’ensemble de Saint-Gaudens.

DPE du quartier Cœur de Ville à Saint-Gaudens : bâti ancien et étiquettes — Saint-Gaudens

Le dossier énergétique de Cœur de Ville repose sur 1 179 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 3 630 DPE à Saint-Gaudens. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier, leur ancienneté et leur positionnement énergétique. Elles donnent des repères pour préparer une vente, examiner un achat ou apprécier un projet locatif, sans remplacer le diagnostic propre à chaque bien. Le profil observé associe une forte présence de constructions anciennes, une majorité d’appartements et une consommation médiane supérieure à celle de la commune. Le coût énergétique annuel médian estimé reste pourtant inférieur au niveau communal. Pour comprendre cette différence, il faut également regarder la surface médiane des logements, plus petite dans le quartier.

Un bâti ancien, principalement composé d’appartements

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Cœur de Ville)Part du quartier
A20,2 %
B403,4 %
C30325,7 %
D38032,2 %
E27923,7 %
F12310,4 %
G524,4 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Cœur de Ville (Saint-Gaudens).

La période de construction dominante à Cœur de Ville est celle d’avant 1948 : elle représente 47,2 % des diagnostics du quartier, contre 24,0 % à l’échelle de Saint-Gaudens. Plus largement, 85,0 % des logements diagnostiqués ont été construits avant 1975. Le parc étudié se distingue donc par une ancienneté nettement plus marquée que dans l’ensemble communal. Les maisons individuelles représentent seulement 11,0 % des logements, le reste correspondant à des appartements. Ce contexte est important pour lire les résultats, mais l’âge d’une construction ne permet pas de déduire à lui seul son étiquette énergétique. Les données fournies ne précisent ni les matériaux des bâtiments, ni leur niveau d’isolation, ni les rénovations réalisées. Elles ne permettent pas davantage de distinguer les performances selon l’étage ou la position d’un appartement.

  • Ancienneté : la part de 47,2 % de logements construits avant 1948 constitue un trait majeur du quartier. Elle décrit les biens diagnostiqués, sans renseigner sur leur état actuel ou sur les interventions dont ils auraient bénéficié.
  • Typologie : avec 11,0 % de maisons individuelles, les résultats concernent principalement des appartements. Ils ne doivent donc pas être lus comme le portrait énergétique d’un secteur dominé par l’habitat individuel.
  • Dimensions : la surface médiane atteint 54 m², contre 68 m² pour Saint-Gaudens. Cette différence invite à comparer conjointement la surface, la consommation par mètre carré et le coût annuel estimé.

Des étiquettes dominées par les classes D, C et E

La classe D est la plus représentée à Cœur de Ville, avec 380 diagnostics. Elle est suivie par la classe C, qui en compte 303, puis par la classe E, avec 279 diagnostics. Les étiquettes les plus performantes sont moins présentes : l’échantillon comprend 2 logements classés A et 40 classés B. À l’autre extrémité, 123 logements sont classés F et 52 sont classés G. Cette distribution montre que le quartier ne peut pas être résumé à ses seules passoires énergétiques. Les situations sont diverses, y compris dans un ensemble où les constructions anciennes occupent une place importante. En revanche, les données ne croisent pas les classes DPE avec les périodes de construction. Il serait donc infondé d’attribuer directement les étiquettes F ou G aux seuls bâtiments d’avant 1948.

  • Classes A et B : respectivement 2 et 40 diagnostics. Leur présence confirme que le profil ancien du quartier n’exclut pas des logements présentant ces étiquettes, sans que les données permettent d’en expliquer les caractéristiques.
  • Classes C, D et E : respectivement 303, 380 et 279 diagnostics. Ces effectifs constituent le cœur de la distribution observée et donnent un point de comparaison pour situer l’étiquette d’un bien proposé à la vente ou à la location.
  • Classes F et G : respectivement 123 et 52 diagnostics, soit 175 logements au total. Cette catégorie représente 14,8 % des diagnostics du quartier et mérite une attention particulière dans l’examen énergétique d’un bien.

Une consommation médiane supérieure à celle de Saint-Gaudens

La comparaison avec Saint-Gaudens fait apparaître plusieurs différences concordantes, mais aussi une nuance importante. La part de passoires énergétiques atteint 14,8 % à Cœur de Ville, contre 11,3 % dans la ville entière. La consommation médiane est également plus élevée : 223 kWh/m²/an dans le quartier, contre 195 kWh/m²/an au niveau communal. À l’inverse, le coût énergétique annuel médian estimé est de 1 189 €, contre 1 231 € dans la ville. Ce montant inférieur ne signifie donc pas que les logements du quartier sont globalement plus performants. La surface médiane y est aussi plus faible, à 54 m² contre 68 m². Ces médianes décrivent chacune un indicateur distinct : elles ne doivent pas être assemblées pour reconstituer un logement type ou calculer sa facture.

Vendre : situer le bien sans lui attribuer le profil du quartier

Pour vendre à Cœur de Ville, les résultats du quartier servent avant tout à contextualiser le diagnostic du logement. Un bien classé D appartient à la catégorie la plus fréquente dans l’échantillon, avec 380 diagnostics, mais cette fréquence ne suffit pas à déterminer son attractivité ou sa valeur. De même, la présence de 175 logements F ou G ne permet pas de chiffrer une éventuelle incidence sur une transaction. Une présentation factuelle peut rapprocher l’étiquette du bien, sa surface et son estimation énergétique des repères locaux, en précisant leurs différences. L’ancienneté du bâtiment doit rester une information distincte de sa performance actuelle. Les données disponibles ne renseignent ni les prix de vente, ni les négociations, ni les travaux nécessaires : aucune conclusion chiffrée sur ces sujets ne peut en être tirée.

Louer : examiner le DPE individuel et les informations disponibles

Pour un projet de location, la proportion de 14,8 % de logements F ou G souligne l’intérêt de consulter attentivement le DPE du bien concerné. Elle ne permet pas, à elle seule, de conclure à la possibilité de louer un logement précis. Les faits fournis ne comprennent pas de calendrier réglementaire ni de critères juridiques de mise en location : ce dossier ne tranche donc pas ces questions. Côté bailleur comme côté locataire, la lecture doit porter sur l’étiquette individuelle, la consommation indiquée et l’estimation énergétique du logement. La médiane locale de 1 189 € apporte un contexte, pas un budget garanti. Enfin, la prédominance des appartements ne renseigne pas sur les équipements ou les caractéristiques propres à chaque immeuble, qui restent à examiner séparément.

Questions fréquentes

Les logements de Cœur de Ville sont-ils moins performants que ceux de Saint-Gaudens ?

Les indicateurs fournis montrent une consommation médiane plus élevée, à 223 kWh/m²/an contre 195 kWh/m²/an, et une part de passoires supérieure, à 14,8 % contre 11,3 %. Cela décrit une tendance dans les diagnostics analysés, pas la situation de chaque logement. Le quartier comprend aussi 303 diagnostics classés C, 40 classés B et 2 classés A.

Pourquoi le coût énergétique médian est-il inférieur à celui de la ville ?

Le coût annuel médian estimé est de 1 189 € à Cœur de Ville, contre 1 231 € à Saint-Gaudens. Il faut mettre ce résultat en regard des surfaces médianes : 54 m² dans le quartier et 68 m² dans la ville. Les données ne permettent toutefois pas d’isoler les causes de l’écart ni de confondre coût total et performance par mètre carré.

Ces résultats remplacent-ils le DPE d’un logement à vendre ou à louer ?

Non. Les 1 179 diagnostics géolocalisés permettent de situer le quartier, mais ne décrivent pas individuellement un bien proposé sur le marché. Son étiquette, sa consommation et son coût estimé doivent être lus dans son propre diagnostic. Les données collectives ne suffisent pas non plus à déterminer des travaux, une valeur de vente ou les conditions juridiques de sa location.

Sources officielles

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