DPE du Quartier Ouest à Saint-Gaudens : bâti, étiquettes et enjeux
Dans le Quartier Ouest à Saint-Gaudens, les 336 DPE analysés décrivent un bâti majoritairement construit avant 1975, avec une présence importante de maisons. La part de logements classés F ou G atteint 17,9 %, contre 11,3 % dans la ville, un écart à considérer pour un projet de vente ou de location.

Le dossier énergétique du Quartier Ouest repose sur 336 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus de l’échantillon de 3 630 DPE analysés à Saint-Gaudens. Ces résultats permettent de caractériser les logements diagnostiqués du secteur, sans constituer un recensement exhaustif de son parc immobilier. Ils font apparaître trois traits structurants : une forte représentation des constructions antérieures à 1975, un partage entre maisons et appartements, et des étiquettes principalement situées en D et en E. La lecture de ces données apporte des repères pour comparer des biens et préparer une transaction. Elle ne remplace toutefois pas l’examen du DPE propre au logement concerné, dont les caractéristiques peuvent s’écarter des tendances du quartier.
Un bâti dominé par la période 1948-1974 : 62,8 % des diagnostics
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Quartier Ouest) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 1 | 0,3 % |
| B | 5 | 1,5 % |
| C | 43 | 12,8 % |
| D | 114 | 33,9 % |
| E | 113 | 33,6 % |
| F | 41 | 12,2 % |
| G | 19 | 5,7 % |
La période de construction dominante est celle de 1948 à 1974, qui représente 62,8 % des diagnostics du Quartier Ouest. Les logements antérieurs à 1948 en constituent 22,6 %, et la part totale construite avant 1975 atteint 85,4 %. Le profil du secteur se définit donc davantage par le poids des constructions de 1948-1974 que par celui du bâti le plus ancien. Les maisons individuelles représentent 45,2 % des logements diagnostiqués ; les appartements constituent le reste, et sont ainsi légèrement majoritaires. Cette répartition invite à ne pas résumer le quartier à un seul type d’habitat. L’âge de construction donne un contexte utile, mais il ne renseigne pas, à lui seul, sur les rénovations réalisées ni sur la performance énergétique actuelle de chaque logement.
Des étiquettes concentrées en D et E, avec 60 logements F ou G
La distribution des étiquettes montre une concentration presque identique dans les classes D et E, avec respectivement 114 et 113 diagnostics. Ces deux catégories structurent le profil énergétique observé. Les classes les plus performantes sont peu représentées : un diagnostic relève de la classe A et cinq de la classe B, tandis que 43 sont classés C. À l’autre extrémité, 41 logements sont classés F et 19 sont classés G. Les passoires énergétiques F et G regroupent ainsi 60 logements, soit 17,9 % des diagnostics du quartier. Cette répartition décrit des situations contrastées : le secteur ne peut être assimilé dans son ensemble à une mauvaise performance, mais la présence de logements énergivores constitue un point d’attention concret.
- Classes A et B : 1 diagnostic en A et 5 en B. Ces résultats restent minoritaires dans l’échantillon et ne permettent pas d’attribuer une performance élevée à une catégorie de bâti particulière.
- Classe C : 43 diagnostics. Leur présence rappelle que les logements du quartier ne partagent pas tous le même niveau de performance, malgré une période de construction dominante.
- Classes D et E : 114 diagnostics en D et 113 en E. Pour comparer deux annonces, leur appartenance au même quartier ne suffit donc pas ; l’étiquette individuelle reste un repère essentiel.
- Classes F et G : 41 diagnostics en F et 19 en G. Ces 60 logements justifient une attention spécifique au contenu du diagnostic avant de définir un projet immobilier.
17,9 % de passoires dans le quartier, contre 11,3 % à Saint-Gaudens
Par rapport à Saint-Gaudens, le Quartier Ouest présente une proportion plus élevée de logements classés F ou G : 17,9 %, contre 11,3 % dans l’ensemble de la ville. Sa consommation médiane est également supérieure, à 243 kWh/m²/an contre 195 kWh/m²/an. Ce constat ne signifie pas que chaque bien du secteur consomme davantage que chaque bien situé ailleurs dans la commune. Il décrit une différence entre les échantillons analysés. Le bâti antérieur à 1948 est, en revanche, légèrement moins représenté dans le quartier : 22,6 %, contre 24,0 % à l’échelle communale. L’ancienneté la plus marquée ne suffit donc pas à expliquer les écarts énergétiques observés. Les données fournies ne permettent pas d’isoler le rôle des équipements, de l’isolation ou des rénovations.
Une consommation médiane de 243 kWh/m²/an et un coût estimé de 1 900 €
Le coût énergétique annuel médian estimé atteint 1 900 € dans le Quartier Ouest, contre 1 231 € pour Saint-Gaudens. Cette différence doit être lue avec celle des surfaces : la surface médiane est de 82 m² dans le quartier, contre 68 m² dans la ville. La consommation médiane rapportée à la surface reste elle aussi plus élevée localement, à 243 kWh/m²/an contre 195 kWh/m²/an. Les deux indicateurs éclairent donc des dimensions complémentaires : le niveau de consommation par mètre carré et l’ordre de grandeur du coût annuel estimé. Ils ne doivent pas être confondus avec les dépenses effectives d’un ménage. Par ailleurs, ces médianes ne décrivent pas nécessairement un même logement et ne permettent pas de reconstituer une facture type.
- Consommation : comparer les 243 kWh/m²/an du quartier aux 195 kWh/m²/an de la ville donne un repère énergétique rapporté à la surface, et non une prévision individualisée.
- Surface : les médianes de 82 m² et de 68 m² signalent des profils de logements différents. Cette distinction compte dans la lecture des coûts annuels estimés.
- Budget énergétique : les 1 900 € du quartier et les 1 231 € de la ville sont des estimations médianes. Pour un bien précis, il faut revenir aux informations de son diagnostic.
- Méthode de comparaison : rapprocher étiquette, consommation et surface permet une lecture plus complète que le seul coût estimé de 1 900 €, sans attribuer automatiquement les médianes locales au logement étudié.
Vendre ou louer : situer chaque bien parmi les 336 DPE du quartier
Pour vendre dans le Quartier Ouest, ces données servent à présenter la performance du bien dans son contexte, sans déduire une valeur immobilière de son étiquette. Un logement classé C ne se situe pas dans la même catégorie énergétique que les 114 logements classés D ou les 113 classés E recensés. Pour louer, la consommation et le coût annuel estimé constituent des éléments utiles à la compréhension du budget d’occupation, mais restent distincts des dépenses réelles. Dans les deux cas, un classement F ou G appelle une lecture attentive du diagnostic et des caractéristiques du logement. Les statistiques fournies ne permettent ni de conclure à sa situation réglementaire locative, ni de chiffrer des travaux, ni de prévoir leur effet sur une future étiquette.
Questions fréquentes
Le Quartier Ouest est-il plus énergivore que Saint-Gaudens dans son ensemble ?
Les indicateurs disponibles vont dans ce sens pour les logements diagnostiqués : la consommation médiane atteint 243 kWh/m²/an, contre 195 kWh/m²/an dans la ville, et la proportion de classes F ou G est de 17,9 %, contre 11,3 %. Cette comparaison décrit les échantillons analysés ; elle ne permet pas de généraliser à chaque logement ni d’identifier les causes exactes des écarts.
Les logements du Quartier Ouest sont-ils surtout des maisons anciennes ?
Le bâti diagnostiqué est largement antérieur à 1975, avec une part de 85,4 %, mais les maisons ne sont pas majoritaires : elles représentent 45,2 % des logements, le reste étant constitué d’appartements. La période 1948-1974 domine avec 62,8 % des diagnostics. Les données ne croisent pas type de logement et âge de construction ; elles ne permettent donc pas de décrire séparément l’ancienneté des maisons.
Peut-on utiliser les 1 900 € médians pour évaluer le budget d’un futur locataire ?
Les 1 900 € correspondent au coût énergétique annuel médian estimé dans le quartier, pas à une dépense garantie pour un logement particulier. Ce montant fournit un contexte, à rapprocher notamment de la surface médiane de 82 m². Pour informer un futur locataire, la référence pertinente reste le diagnostic du bien proposé, en distinguant clairement estimation énergétique et dépenses effectives.