Saint-Gaudens : un parc diagnostiqué dominé par C et D, avec un enjeu autour de E

Publié le 24 septembre 2026 10 min de lecture

L’extraction ADEME du 18 septembre 2026 compte 3 540 diagnostics enregistrés à Saint-Gaudens, avec une prédominance des étiquettes C et D. La classe E représente 19,4 % des enregistrements, tandis que les classes F et G réunies en représentent 11,1 %.

Saint-Gaudens : un parc diagnostiqué dominé par C et D, avec un enjeu autour de E — Saint-Gaudens

À Saint-Gaudens, les classes C et D dominent, les E dépassent les F et G réunis

Étiquette DPEDiagnostics enregistrés à Saint-Gaudens
A34
B104
C1 216
D1 104
E688
F276
G118
Source : ADEME, base DPE logements existants, extraction du 2026-09-18.

Au 24 septembre 2026, la dernière photographie officielle utilisée pour Saint-Gaudens repose sur une extraction ADEME datée du 18 septembre 2026. Son intérêt local tient à un profil contrasté : les étiquettes C et D dominent les diagnostics enregistrés, mais la classe E conserve un poids important, supérieur à celui des classes F et G réunies. Pour les propriétaires vendeurs, les bailleurs et les acquéreurs, cette lecture permet de situer un diagnostic individuel dans son contexte communal. L’actualité est ici l’actualisation et l’analyse de ces données, et non l’annonce d’un événement municipal ou d’une évolution mesurée depuis une extraction précédente.

Le périmètre correspond à Saint-Gaudens, en Haute-Garonne, identifié par le code INSEE 31483. Le jeu local retient une population communale de référence de 12 139 habitants et contient 3 540 diagnostics enregistrés. Ces deux données ne permettent pas de calculer la part des logements couverte par l’extraction : des habitants ne sont pas des logements, et des diagnostics ne sont pas nécessairement des logements distincts. Un même logement peut apparaître plusieurs fois dans la base. Toute lecture du volume local doit donc conserver cette distinction, notamment lorsqu’il s’agit d’apprécier le nombre de biens potentiellement concernés par une étiquette ou une échéance réglementaire.

C et D dominent, mais la classe E constitue un point d’attention local

La classe C rassemble 1 216 diagnostics, soit 34,4 % des enregistrements, et la classe D en rassemble 1 104, soit 31,2 %. Ce sont les deux catégories les plus représentées dans cette photographie. À l’autre extrémité de la distribution, les classes A et B restent moins présentes, avec respectivement 34 diagnostics, soit 1,0 %, et 104 diagnostics, soit 2,9 %. Le profil de Saint-Gaudens ne se résume donc ni aux meilleures étiquettes ni aux seules classes F et G. Pour situer un bien, la référence locale la plus fréquente se trouve dans les classes C et D, sans que cette fréquence détermine l’étiquette d’un logement particulier.

La classe E mérite une attention distincte : elle compte 688 diagnostics, soit 19,4 % des enregistrements. Les classes F et G réunies en comptent 394, soit 11,1 %. À Saint-Gaudens, concentrer toute l’analyse sur F et G laisserait ainsi de côté une catégorie plus représentée, qui entre également dans les règles fournies concernant la vente et le calendrier de décence énergétique. Cette comparaison porte sur des diagnostics, non sur des propriétaires ou des logements uniques. Elle ne révèle pas davantage combien de biens sont actuellement proposés à la vente ou à la location : aucune ventilation de ce type n’accompagne la photographie disponible. Pour croiser ces repères avec le marché local, la page estimer votre bien à Saint-Gaudens restitue les ventes réelles de la commune.

  • Classes les plus représentées : C, avec 1 216 diagnostics, et D, avec 1 104 diagnostics.
  • Classe E : 688 diagnostics enregistrés, soit 19,4 % du total.
  • Classe F : 276 diagnostics, soit 7,8 % ; classe G : 118 diagnostics, soit 3,3 %.
  • Classes A et B : respectivement 34 et 104 diagnostics enregistrés.

Un bâti largement antérieur à 1975, sans lien causal établi avec les étiquettes

L’ancienneté est une autre caractéristique forte du profil local. La période dominante est celle de 1948 à 1974, qui représente 33,9 % du corpus géolocalisé. Le bâti antérieur à 1949 en représente 24,0 %, tandis que la part antérieure à 1975 atteint 57,9 %. Les périodes antérieures à 2001 représentent, elles, 77,5 %. Ces repères décrivent une structure d’âge ; ils ne retracent pas l’histoire des interventions réalisées dans chaque bien. Pour un vendeur ou un acquéreur, ils apportent un contexte sur le bâti diagnostiqué à Saint-Gaudens, mais ne permettent pas d’attribuer une performance énergétique à une adresse sur la seule base de sa période de construction.

Les bornes des périodes appellent également de la prudence. La catégorie 1948-1974 et le repère « antérieur à 1949 » se chevauchent : les additionner comme deux groupes distincts conduirait à une lecture erronée. Plus largement, les données fournies ne croisent pas l’année de construction avec l’étiquette énergétique. La présence simultanée d’un bâti souvent ancien et d’une part notable de diagnostics E, F ou G ne démontre donc aucune causalité entre ces caractéristiques. Elle ne permet pas non plus d’affirmer que les diagnostics C ou D correspondent à des constructions plus récentes. L’analyse locale doit préserver cette séparation entre distribution par âge et distribution par performance.

Gaz naturel, surfaces et consommation : des repères à ne pas fusionner

Les maisons individuelles représentent 33,1 % dans les données locales, et la surface médiane est de 68 m². Ces indicateurs complètent la distribution des étiquettes, mais ils ne décrivent pas nécessairement les mêmes sous-ensembles. En particulier, la surface médiane fournie n’est pas présentée comme celle des seules maisons individuelles. Le chauffage principal le plus représenté dans l’extraction est le gaz naturel, avec 1 866 diagnostics. Cette place du gaz constitue un trait du corpus de Saint-Gaudens ; elle n’indique cependant ni l’étiquette propre à chaque installation ni la répartition de ce mode de chauffage entre les différentes périodes de construction.

La consommation médiane est de 195 kWh/m²/an, et le coût énergétique annuel médian estimé atteint 1 231 €. Il s’agit de deux repères de distribution, pas de la description garantie d’un même logement. On ne peut donc pas assembler automatiquement surface médiane, consommation médiane et coût médian pour reconstituer un bien « type » qui existerait dans la base. Pour un acquéreur ou un bailleur, le montant de 1 231 € ne constitue pas davantage une facture annoncée pour son logement. La qualification de coût estimé doit rester visible, comme la différence entre une médiane calculée sur le corpus et les caractéristiques d’un bien déterminé.

À Saint-Gaudens, 118 diagnostics classés G, soit 3,3 % des enregistrements

Pour les bailleurs, la distinction entre E, F et G a une portée concrète. En métropole, les logements classés G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. À Saint-Gaudens, la base compte 118 diagnostics G, soit 3,3 % des enregistrements. Ce chiffre situe la présence de cette étiquette dans le corpus, mais ne donne pas le nombre de logements locatifs uniques concernés. Il ne permet pas non plus de connaître le nombre de nouveaux baux. La règle porte sur les logements concernés par un nouveau bail, tandis que la statistique locale porte sur des diagnostics enregistrés.

Les échéances prévues concernent ensuite la classe F en 2028 et la classe E en 2034. Leurs poids locaux sont différents : 276 diagnostics F, contre 688 diagnostics E. Cette répartition explique pourquoi la classe E occupe une place importante dans la lecture de moyen terme du corpus saint-gaudinois, même si son échéance est plus éloignée. Il serait toutefois incorrect de présenter tous ces enregistrements comme autant de logements loués devant changer d’étiquette. Les informations disponibles ne renseignent ni leur statut d’occupation ni leur présence sur le marché locatif. Elles permettent de hiérarchiser des points d’attention, mais pas de mesurer un volume de locations concernées.

  • G : critère de décence énergétique non satisfait pour un nouveau bail en métropole depuis le 1er janvier 2025.
  • F : échéance prévue en 2028 ; 276 diagnostics enregistrés dans le corpus local.
  • E : échéance prévue en 2034 ; 688 diagnostics enregistrés dans le corpus local.

Pour la vente, l’audit concerne un périmètre précis de biens E, F ou G

Pour les vendeurs et les acquéreurs, le point réglementaire fourni concerne l’audit énergétique à la vente. En métropole, il vise les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété classés E, F ou G ; l’inclusion de la classe E s’applique depuis le 1er janvier 2025. La présence de 688 diagnostics E à Saint-Gaudens rend cette catégorie particulièrement importante dans l’analyse, au-delà des seules classes F et G. Le champ de cette règle doit néanmoins être conservé intégralement : l’étiquette ne suffit pas à elle seule à décrire son application, puisque le type de bien fait également partie des critères mentionnés.

La part de maisons individuelles, fixée à 33,1 %, ne peut pas être appliquée mécaniquement aux diagnostics E, F ou G pour chiffrer les ventes soumises à audit. Aucun croisement entre type de bien et étiquette n’est fourni, et la base ne constitue pas un relevé des biens effectivement mis en vente. Pour un dossier individuel, la conséquence concrète est de distinguer les caractéristiques du bien des statistiques communales : son étiquette et sa catégorie déterminent la lecture de la règle fournie, pas la fréquence de son profil dans l’extraction. Les données locales n’autorisent par ailleurs aucune conclusion sur un prix de vente ou un délai de transaction.

Secteurs IRIS et risques : un contexte territorial sans classement des adresses

L’analyse locale couvre cinq secteurs IRIS : Cœur de Ville, Quartier Est, Saint-Gaudens-Coteaux, Quartier Nord et Quartier Ouest. Leur présence précise le cadre territorial étudié, mais aucune répartition chiffrée des étiquettes par secteur n’est fournie ici. Il serait donc infondé de désigner un quartier comme plus performant, plus ancien ou davantage concerné par les classes F et G. Les proportions communales ne peuvent pas non plus être attribuées automatiquement à chacun de ces secteurs. Pour les propriétaires comme pour les acquéreurs, cette limite est essentielle : une moyenne ou une distribution à l’échelle de Saint-Gaudens ne décrit pas chaque environnement local ni chaque logement.

Géorisques recense les familles de risques suivantes : inondation, séisme, risque industriel et rupture de barrage. Le potentiel radon indiqué est de 2, tandis que la zone sismique n’est pas renseignée. Cette absence de renseignement ne doit pas être transformée en absence de risque sismique, pas plus que la liste communale ne permet d’affirmer une exposition identique de toutes les adresses. Ces informations apportent un contexte différent de celui du diagnostic énergétique. Aucun lien chiffré n’est fourni entre risques, secteurs IRIS et étiquettes : les rapprocher dans une présentation locale ne justifie donc ni un classement des biens ni une relation de cause à effet.

  • Secteurs analysés : Cœur de Ville, Quartier Est, Saint-Gaudens-Coteaux, Quartier Nord et Quartier Ouest.
  • Familles de risques recensées : inondation, séisme, risque industriel et rupture de barrage.
  • Zone sismique : non renseignée ; potentiel radon : 2.

Ce que cette mise à jour permet de comprendre, sans annoncer de tendance

Cette publication datée du 24 septembre 2026 apporte un état des lieux fondé sur l’extraction du 18 septembre, mais pas une mesure d’évolution. Aucun point de comparaison antérieur n’est fourni : il n’est donc pas possible d’affirmer que les étiquettes s’améliorent, que les diagnostics F et G reculent ou que la consommation diminue à Saint-Gaudens. Le terme de photographie prend ici tout son sens. Il décrit la composition de la base disponible à une date donnée, avec ses enregistrements potentiellement répétés. Il ne suffit pas à établir une trajectoire du parc immobilier, ni à mesurer les effets d’éventuelles interventions sur les logements.

L’apport principal de cette photographie est finalement de différencier les questions. La distribution des étiquettes situe la performance enregistrée ; l’âge du bâti décrit une autre dimension du corpus ; les règles de location et de vente concernent des situations précises. À Saint-Gaudens, la prédominance de C et D ne doit pas masquer le poids de E, tandis que les 394 diagnostics F et G ne doivent pas être assimilés à 394 logements uniques. Pour chaque lecteur, cette séparation rend les chiffres plus utiles : elle permet de comprendre le contexte communal sans lui faire dire ce qu’il ne révèle pas sur un bien, son occupation ou son devenir.

Questions fréquentes

Les 3 540 diagnostics correspondent-ils à autant de logements à Saint-Gaudens ?

Non. La base contient 3 540 diagnostics enregistrés et un même logement peut apparaître plusieurs fois. Le nombre de logements uniques n’est pas fourni.

Pourquoi accorder une attention particulière à la classe E ?

Elle représente 688 diagnostics, soit 19,4 % des enregistrements, contre 394 diagnostics pour F et G réunies. Elle est concernée par l’échéance de décence énergétique prévue en 2034 et par l’audit à la vente des maisons individuelles et immeubles en monopropriété depuis le 1er janvier 2025.

Le coût médian de 1 231 € annonce-t-il la facture annuelle d’un logement ?

Non. Il s’agit du coût énergétique annuel médian estimé dans les données locales, et non d’un montant attribuable à chaque logement. La consommation médiane fournie est de 195 kWh/m²/an.

Sources officielles

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